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Origines du métier

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Des importateurs en drogues au premier droguiste pharmaceutique

Les ancêtres des répartiteurs sont les importateurs en drogues, apparus vers le XIIème siècle qui fournissaient les apothicaires en drogues, épices et plantes exotiques. Grâce à ces ingrédients, ils élaboraient des préparations, unique forme de médicaments pendant 6 siècles.

Puis, la loi dite de Germinal An XI promulguée en 1803, en donnant un cadre réglementaire à la fabrication des spécialités pharmaceutiques, favorisa leur développement puisqu’elle permit à tout diplômé pharmacien de créer des spécialités pharmaceutiques s’il trouvait « …une formule de médicament, un nom de fantaisie et un conditionnement particulier… ». De nombreux pharmaciens d’officine se lancèrent alors dans la préparation de spécialités, c’est l’origine de l’industrie pharmaceutique française. En 1851, le développement de ce marché justifia la création du premier « droguiste pharmaceutique » approvisionnant les pharmacies.

Des commissionnaires en spécialités aux grossistes répartiteurs

De la production en série des remèdes naît le besoin d’organiser leur distribution. Vers la moitié du XIXème siècle, certains marchands d’accessoires médicaux vont développer leur négoce en proposant à leurs clients pharmaciens de leur procurer des médicaments. Mais très vite, ce qui n’est qu’un supplément d’activité devient tellement important qu’il légitime la création d’un nouveau métier : celui de commissionnaires en spécialités. De la fin du XIXème à la moitié du XXème, le succès des spécialités est grandissant : tandis que les médecins prescrivent davantage de spécialités, les publicités dans les rues comme dans les journaux et les revues se multiplient. La distribution de ces spécialités s’organise et on distingue alors :

 

  • le circuit « direct » entre fabricants et quelques officines importantes,
  • principalement le circuit des commissionnaires en spécialités qui se multiplient afin de faciliter l’approvisionnement des pharmaciens,
  • et le circuit confraternel dans lequel on trouve des pharmaciens organisés en groupements d’achats par région géographique et des structures permanentes telles que les coopératives.

 

Le terme de répartiteur apparaît en 1920 pour désigner les grossistes, propriétaires de leurs stocks et c’est durant la seconde guerre mondiale que leur pérennité va être assurée grâce à la règlementation que les autorités vont mettre en place.

Si les autorités règlementent cette activité, c’est dans le but d’assurer une qualité de distribution et une mise à disposition sur tout le territoire dans un souci de santé publique.

Une loi de septembre 1941, validée à la Libération par des ordonnances, instaure le visa ministériel pour autoriser la mise sur le marché d’une spécialité. Cela permet de faire disparaître les contrefaçons et le nombre de spécialités de faible rotation, simplifiant d’autant l’organisation des magasins des répartiteurs.

Cette loi assure pour la première fois un statut spécifique de la préparation et de la vente en gros des spécialités pharmaceutiques. A partir de ce moment, les entreprises de répartition pharmaceutique deviennent des établissements pharmaceutiques à part entière.

Par ailleurs, c’est en 1941 que les Pouvoirs Publics fixent pour la première fois et par décret la marge accordée aux répartiteurs, à l’époque 12,5 %.

Puis après la seconde guerre mondiale, l’apparition simultanée de la Sécurité Sociale, des antibiotiques et de nouveaux produits incitent les « Répartiteurs » à s’adapter.

En 1962, le législateur codifie leur exercice, établissant les bases du véritable métier de « grossiste-répartiteur » qui, bien que le terme ne soit pas traduisible, s’est développé partout en Europe, suscitant, en 1992 et 1994, la publication d’une règlementation européenne transcrite en France par décret le 11 février 1998, faisant évoluer la règlementation française des années 60.


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